La feuille de route 2026-2030 du Conseil européen pour l'éducation et la formation intègre désormais l'intelligence artificielle comme un axe structurant, avec un objectif chiffré : au moins 32 % des étudiants de l'enseignement supérieur inscrits dans une filière STIM d'ici 2030. Un signal fort envoyé aux organismes de formation, qui devront démontrer comment leurs parcours contribuent à cet objectif.
En France, une formation dédiée aux usages de l'IA en contexte éducatif devient éligible au Compte Personnel de Formation (CPF) à partir du 10 juillet 2026. C'est une étape importante pour la montée en compétence des équipes pédagogiques, jusqu'ici souvent livrées à elles-mêmes sur ces sujets, et une opportunité concrète pour les formateurs qui veulent professionnaliser leur pratique de l'IA plutôt que d'empiler des astuces glanées au fil de l'eau.
Le débat sur l'enseignement de l'IA au lycée continue d'avancer : l'intelligence artificielle sera enseignée dans les lycées français à partir de la rentrée 2027, mais la Société informatique de France exprime des doutes sur la manière dont ces cours seront construits et sur la formation réelle des enseignants qui les porteront. Un rappel utile : donner un cours sur l'IA ne s'improvise pas plus qu'un cours sur n'importe quelle autre discipline technique.
Enfin, un rapport parlementaire porté par la députée Céline Calvez propose d'autoriser l'usage pédagogique de l'IA générative dès la 6e, voire à l'école élémentaire, alors qu'il est aujourd'hui limité aux collégiens à partir de la 4e. Le débat qui s'ouvre — à quel âge, avec quel encadrement — concerne directement tous les formateurs qui interviennent sur des publics jeunes ou en insertion.